mai 05

Une manifestation des trois frontières se déroulera à partir de 12 heures le samedi 7 juin 2008 à Freiburg en Allemagne.

Pour en savoir plus sur cette initiative transfrontalière, où sera notamment revendiquée une « allocation universelle inconditionnelle », cliquez ici

avr 30

L’article ci-dessous est au sommaire du n° 194 (daté mai 2008 ; dépôt poste 2 mai 2008). Il concerne un essai que l’auteur fera parvenir à celles et ceux qui en feront la demande.

Pour débattre

Le signataire de la présentation qui suit est l’auteur d’un essai sur “l’actualité du marxisme” qu’il a adressé à ACC. Après en avoir pris connaissance, il nous a semblé que les 400 pages de cet ouvrage pouvaient être une contribution au débat. Les thèses développées ne feront sans doute pas consensus parmi ceux qui liront le texte, l’auteur en convient. Elles sont susceptibles de critiques que ce dernier est prêt à recevoir, quelle qu’en soit la teneur. Toute personne intéressée par cet essai peut en faire la demande dans les conditions que l’auteur fixe en fin de présentation.

Vivre mieux

Essai sur l’actualité du marxisme.

Ayant adhéré au PCF en 1960, de retour de la guerre d’Algérie, j’ai du quitter ce parti en 1978, mon éthique et celle du PCF étant alors en totale contradiction. Cependant, j’avais découvert dès mon adhésion la philosophie marxiste, et l’avais adoptée comme mienne. Ma rupture avec le PCF m’a donc imposé des questions, et une réflexion, dont l’essai cité est le résultat.

Après avoir passé en revue dans une première partie l’état actuel des sciences, de la physique à la biologie, de l’informatique à l’histoire, je tente de démontrer que non seulement les sciences actuelles s’accommodent de la dialectique marxiste, mais que celle-ci s’impose bien au-delà de ce que Marx lui-même pouvait imaginer.

Dans une deuxième partie, je présente cette philosophie, telle du moins que je l’ai comprise et adoptée, pour en montrer le caractère parfaitement scientifique, sous réserve évidemment d’en actualiser les acquis (en particulier la définition du prolétariat, dans lequel il me semble nécessaire d’inclure tous ceux qui selon le formule de Marx “n’ont que leur peau à porter au marché, et doivent donc s’attendre à y être tannés!” cadres et ingénieurs inclus)

Cependant, les peuples qui ont tenté de construire le socialisme ont tous, à des degrés divers, subi des échecs cuisants et meurtriers. Où est l’erreur? Dans une troisième partie, j’examine donc ce qui s’est passé dans le mouvement communiste international, avec les deux seuls cas de l’URSS et de la France, représentant d’une part le premier parti ayant tenté cette construction du socialisme, et d’autre part l’un des plus importants partis n’ayant jamais eu cette possibilité. Je montre les causes que j’ai pensé découvrir de ces échecs et de ces dérives, et en conclusion je tente quelques propositions d’action.

Le tout pèse quelques quatre cents pages, et exige une formation scientifique du niveau bac pour la première partie: mais les bacheliers sont aujourd’hui nombreux, et les autres pourront se rendre directement à la deuxième partie si la philo et la politique les intéressent, je crois sincèrement qu’ils y trouveront matière à penser.

Cet essai peut être envoyé par courriel à toute demande adressée à ( srrp@orange.fr )

L’auteur serait ravi de recevoir toute critique, même sévère, de tout ou partie de cet essai, aux fins de l’améliorer.

S. Poyroux

44 Le Croisic

mar 22

D’Alain Bihr et Roland Pfefferkorn « Le système des inégalités » aux Editions de la Découverte, dans la collection Repères.

Pourquoi analyser les inégalités entre catégories sociales en terme de système ?

Comment les inégalités sociales se déterminent-elles réciproquement ?

En quel sens peut-on parler de cumul des inégalités ? Comment cette notion renouvelle-t-elle les approches habituelles de la pauvreté et de la richesse ?

Pourquoi, comment et dans quelle mesure les inégalités entre catégories sociales tendent-elles à se reproduire de génération en génération ? Quels sont les principaux facteurs de cette reproduction ? Dans quelle mesure peut-on échapper à cette reproduction ?

Ce livre répond à ces questions en montrant tout l’intérêt d’une approche systémique des inégalités entre catégories sociales. Celle-ci se révèle particulièrement pertinente lorsque les inégalités sont interdépendantes, cumulatives et tendent à se reproduire. Ce qui est le cas dans une société de classes.

Alain Bihr est professeur de sociologie et membre du Laboratoire de sociologie et d’anthropologie (LASA) à l’université de Franche-Comté à Besançon.

Roland Pfefferkorn est professeur de sociologie à l’université Marc-Bloch de Strasbourg et membre du laboratoire Cultures et sociétés en Europe (UMR 7043 du CNRS).

mar 22

 

Les Amis de l’Emancipation Sociale, les Amis du Monde Diplomatique Nord Franche-Comté organisent des réunions publiques dont vous trouverez le calendrier ci-dessous. Pour tout contact ou informations complémentaires adressez-vous à :

Odile-Mangeot@wanadoo.fr (tél : 03.84.30.35.73 )

 

Vendredi 16 mai 2008 à 20h30 à Belfort

Avec Etienne Rodin

Sur le thème de son livre « Produisez. Consentez »

Critique de l’idéologie managériale.

Vendredi 23 mai 2008 à 20h30 à Lure

Film « Après l’hégémonie. Propositions pour un monde multipolaire »

Suivi d’un débat en présence de la réalisatrice Béatrice Pignède.

jan 25

La Bibliothèque de documentation internationale contemporaine (BDIC)(*) de Nanterre vient de se procurer la collection complète d’ACC. Le numéro 1 de votre revue favorite est paru en janvier 1989. 10 numéros ont été publiés chaque année, durant 19 ans, avec une belle régularité : le dernier paru, daté avril 2008, porte le n° 193.

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août 30

Les Soviétiques avaient l’habitude de dire que “la Pravda” (en russe : La Vérité), organe du comité central du défunt Parti communiste d’Union Soviétique, méritait bien son titre puisqu’il suffisait de la lire pour apprendre en effet la vérité…à l’expresse condition cependant d’en prendre systématiquement le contre-pied. Le discours néolibéral qui colonise actuellement les scènes médiatique et politique est de la même farine. Pour entendre la vérité en l’écoutant, il suffit d’en inverser les termes, comme entreprend de le faire cet ouvrage pour les principaux concepts-clefs de ce discours. Chacun d’entre eux apparaît alors soit comme un mot-valise qui passe son contraire en contrebande, soit comme un mot écran qui fait obstacle à l’usage de son contraire, soit même comme les deux à la fois. Le discours néolibéral se révèle ainsi un nouvel avatar de cette perversion discursive pour laquelle Orwell a créé le néologisme de novlangue quand il a entrepris de représenter l’univers totalitaire dans son célèbre roman 1984.

Polémiquer contre ce discours n’implique pas cependant de sacrifier la rigueur de l’analyse. Au contraire, l’arme de la critique n’est jamais aussi acérée et ne fait jamais autant de mal à l’ennemi que lorsqu’elle est affûtée sur la meule du concept. En renouant avec la critique marxienne du fétichisme économique, dont la fécondité théorique est ici une nouvelle fois illustrée, il est possible de mettre en évidence l’essence religieuse de ce discours qui n’hésite pas à proposer d’immenses sacrifices humains pour assurer la survie de la marchandise, de l’argent, du capital, du marché, de la société civile, de l’Etat, de la propriété privée, etc., autant de rapports sociaux réifiés et déifiés devant lesquels il se prosterne comme devant autant d’idoles barbares.

 

Alain Bihr, La novlangue néolibérale. La rhétorique du fétichisme économique, Editions Page deux, Lausanne, 2007 - 240 pages, 16 euros - disponible dans toutes les bonnes librairies.